Lors d’un échange organisé par l’Association des Journalistes de l’Énergie (AJDE) le 14 janvier , Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, a présenté le potentiel massif des énergies de récupération, notamment à partir des déchets. Elle a estimé que ces énergies représentaient un gisement d’une puissance de 400 gigawatts à l’échelle de l’Union Européenne, équivalent à 400 réacteurs nucléaires. Ce potentiel se trouve dans des sources souvent inexploitées, telles que la chaleur issue des réseaux d’eaux usées, des usines d’incinération, ou encore des boues de stations d’épuration. L’un des objectifs principaux de Veolia est de décarboner le secteur énergétique en développant des solutions locales et efficaces. Estelle Brachlianoff a rappelé que la guerre en Ukraine a mis en lumière la vulnérabilité de l’Europe face à sa dépendance aux énergies fossiles importées. Elle a également évoqué l’importance de résilience énergétique pour les villes et les industriels, soulignant que l’accès continu à des sources d’énergie locales et diversifiées est désormais un enjeu stratégique.